Jeudi 15 mai 2008
Les salaires des patrons sont actuellement surévalués. Les médias en font le relais.
Et les votres. Ils évoluent ?
Rien ne bougent... ou si peu
L'inflation s'envole, le prix du beurre, du gaz oil, du fuel, du riz, des pates....
Sans parler de l'immobilier !
Et votre salaire ?
Je fais ces quelques constats pour relater une situation française qui perdure et qui arrive actuellement à ses limites.
Les patrons français sont surpayés ( attention je parle des patrions, pas des artisants ou commerçants ). Ils sont seuls à fixer leur niveau de rémunération ou les personnes chargées de les contrôler sont eux mêmes patrons... soumis aux mêmes contrôle.
Les montants de ces rémunérations sont calculés sur la limite supportable par l'entreprise sans aucune correlation avec l'activité réelle des postes et surtout sans correlation avec les performances.
Ces montants ne sont que le reflet de l'état d'esprit dans lequel se trouve beaucoup de chef d'entreprise en France face à leur entreprise et surtout face à leurs salariés.
En effet, actuellement, nombreux sont les patrons à ne pas avoir de démarche constructive mais à ne voir en l'entreprise qu'une machine à faire de l'argent.
L'intérêt personnel prime avant tout.
Les décisions de direction sont prises en ce sens. Les investissements sont limités, les réductions budgétaires font lois, les objectifs sont fixés à court terme. Chaque dirigeant cherche à gagner le maximum d'argent en un minimum de temps.
Les conséquences sont nombreuses :
Plus de rôle social de l'entreprise, l'entreprise ne fédère plus, elle ne protège plus.
Pour les classes ouvrières les moins payées, le salaire ne suffit plus à se loger, se nourrir et se vêtir
Ce ne sont là que des conséquences à court terme.
Mais à moyen terme, elles sont encore plus irréversibles et plus perverses
En effet, des investissements limités impliquent une innovation réduite, et donc une économie en régression
Des ourviers qui ne se reconnaissent plus dans leurs outil de travail, sont des ouvriers de moins en moins productifs et même si les salaires n'évoluent pas, le coût de production augmente avec la baisse de la productivité.
Plus de rôle social de l'entreprise implique que les générations actuelles ne reconaissent plus le travail et l'outil de travail comme un moyen de s'accomplir, il n'y a plus de "réussite professionnelle "
L'entreprise doit être un outil au service de chaque employé. Chaque strate doit bénéficer justement du travail qu'il réalise.
L'entrepreneur doit construire pour lui même bien-sûr mais aussi pour toutes les personnes qui l'accompagne dans son aventure.
Il y a un vrai rééquilibrage à effectuer. Il faut mettre à la direction des entreprises françaises du sang neuf, des hommes et des femmes qui ont l'envie de faire grandir leurs industries et leurs équipes, des hommes et des femmes qui veulent se réaliser par la réussite de tous.
Nous sommes aujourd'hui dans l'ère des patrons, il faut impérativement passer dans l'ère de l'entreprise.
Mon discours n'est pas un dicours politique, je ne suis surtout pas communiste, je crois qu'aujourd'hui, il n'y a pas de modèle économique existant qui assure la survie de sa population, meilleure que l'économie de marché.
Mais pour que ce modèle fonctionne, il faut que les règles qui soient appliquées en économie, soient les mêmes pour tous.
D'un point de vue juridique, ça s'appelle la loi.
D'un point de vue économique ... il y a peut être quelque chose à réinventer...
Justmedo
Par Justmedo
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Publié dans : Actualité
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